Renouons avec la spiritualité, musicalement sacrée, éthérée et difficile.
La dimension visible n'épuise pas la teneur de sens de l'expression fait religieux. Le religieux renvoi au visible et à l'invisible. Il suppose et implique une croyance en des entités invisibles à l'oeil nu. Ainsi interprété, le fait religieux est une constante civilationnelle? Jusqu'à aujourd'hui nous n'avons pas rencontré de civilisation qui faisait fi de ces croyances. La notion civilisation est donc liée, étymologiquement même. Religieux vient de religare qui signifie relié. Par définition ce qui relie c'est la dynamique la reliance, qui sert à construire une civilisation. Il n'y a pas de civilisation sans religieux.
Et il n'y a pas de religieux sans hommes. Pourquoi l'homme est-il le seul être vivant capable de relationnel, d'attribuer une valeur sacrée aux objets. Parce que la capacité de reliance qui caractérise l'humanitude n'est rien d'autre que le spirituel si par spirituel on entend capacité de dépassement et de reliance inhérent au coeur de tout homme. Le spirituel tel qu'on l'appréhende en ce cours est ceci : capacité de reliance et de dépassement caractéristique de l'humanitude. Spirituel = souffle, et l'homme est le seul à être capable d'insuffler le spirituel aux objets, interroger les possibles du réel à l'infini.
Utopie : nom politico symbolique de la capacité de dépassement.
Qu'on le veuille ou non, la spiritualité d'obédience religieuse, il faut comprendre qu'elle appréhende dans une tonalité affective qu'on appelle le Sacré. Sacré = tonalité affective fondamentale qui nous met en relation avec quelque chose, quelqu'un ou des entités qui nous dépassent d'une manière infiniment infinie, il a par ailleurs, de par son étymologie, une ambiguïté radicale ( = Sacer = Sacrum = os utilisé pour les rites romains et païens, situé sous les couilles, donc ce qui était sale est utilisé comme propre)